Le tourisme VIP et le tourisme d’affaires menacés

 

Le tourisme VIP et d’affaires menacé par une décision du gouvernementPour faire des économies, le gouvernement  français a décidé d’enlever ses douaniers dans 13 petits aéroports privés du territoire, ce qui va impacter le tourisme haut de gamme et le tourisme d’affaires s’il valide une fois pour toute cette décision prise en septembre. L’une des plus grosses inquiétudes provient du Var, où Saint-Tropez magnétise cette clientèle VIP, même s’il en existe d’autres, comme Lannion en Bretagne.  Le problème pour tous les acteurs du secteur, est qu’en moyenne un touriste Vip dépense 1 700 € chaque jour, et qu’il reste un minimum de 5 jours…

 

Interdiction hors espace Schengen

Si les avions privés viennent de l’espace Schengen, cela ne pose pas de souci. En provenance d’un pays n’ayant pas signé cet accord, tout devient radicalement différent : le droit à l’atterrissage est interdit. Et quand vous savez que ces personnes viennent de Suisse, de Russie ou de Bulgarie, la situation devient inquiétante. Quand vous savez aussi que pour l’aéroport de Bretagne concerné, les voyageurs viennent d’Angleterre et qu’ils ne le pourront plus, ça devient affolant.

 

Des touristes pesant 30 % du chiffre d’affaires

Si dans le Nord Ouest le problème se qualifie davantage en termes d’image (même s’il y a beaucoup de fortunes russes qui sont expatriées à Londres…), dans le Sud, c’est surtout en termes financiers qu’il se pose. La Môle-Saint-Tropez connaît en saison jusqu’à 90 vols journaliers, qui, multipliés par la capacité budgétaire de ces touristes VIP, conserve tout son intérêt. Sans parler de celui du Castellet. La région Provence Alpes Côte d’Azur tire l’alarme pour rappeler au gouvernement que ce tourisme d’affaires ou VIP compte pour 30 % dans le chiffre d’affaires annuel !

 

 

La location saisonnière de luxe est concernée par cette décision qui date de septembre, mais à l’époque, il n’y avait pas eu de répercussions. Le gouvernement peut encore faire marche arrière, mais l’interrogation subsiste.  C’est anti économique, et la décision va à l’encore des mesures mises en œuvre par les protagonistes pour se développer.