A la découverte de l’intérêt des labels touristiques

 

Les labels en FranceBeaucoup de français préparent leurs petites vacances d’hiver, mais l’excédent de température de 4° en moyenne les amène à regarder différentes destinations, d’autres lieux qu’ils avaient l’habitude de fréquenter jusque là. Et en ce moment, il semblerait qu’ils se laisseraient davantage guider par la notion de label. C’est ce que je vais aborder dans cette page.

 

 

Une année pas comme les autres

Il est vrai que l’alternance de grisaille et de douceur ne facilite pas le choix d’une station de ski. La crainte est de réserver un hébergement auprès d’un propriétaire ou une chambre d’hôtel, et de devoir annuler - ou ne pas pouvoir le faire - faute d’enneigement. L’idée est aussi que cette année, étant donné que le froid tarde à s’enraciner et qu’il faudrait attendre la semaine prochaine avant le retour des flocons éphémères, il est possible qu’un flux important empêche toute location de façon sereine. Et comme il est difficile cette année d’anticiper, le touriste s’interroge.

 

Et c’est alors qu’il découvre l’intérêt du label, qui semble revêtir une même importance puisqu’il officie comme un guide. Parfois, certains touristes vont même visiter les lieux le temps d’un petit week end, avant de chercher vraiment une location saisonnière dans un village labellisé. Par extension, je comprends l’intérêt de cette distinction pour une ville, en ce sens qu’elle génère une fréquentation plus soutenue. C’est une forme de publicité, et le français est sensible à la publicité. C’est tellement intéressant pour une commune, que certaines ont très à cœur de le conserver même si cela induit des coûts importants, et des efforts des habitants. Par ailleurs, un label sécurise les commerçants, les propriétaires de locations de meublés de tourisme également, ce qui, par boule de neige, devient important pour un maire.

 

A la recherche d’une hausse de fréquentation

Face à ce guide du label, le vacancier est par contre très infidèle, il préfère découvrir des lieux nouveaux à chaque fois, ce qui ne fidélise pas. Et c’est un problème pour les villes et villages labellisés, car cette distinction devient parfois trop chère et pas assez efficace en terme de tourisme. En fait, j’ai cherché un peu, et j’ai trouvé une information intéressante : un label apporte 30 % de fréquentation supplémentaire uniquement la première année. Après, il semblerait que ça se tasse, et donc serait moins intéressant. La première année, le label attire l’attention, ce qui implique certaines communes à changer de labels, histoire de communiquer un peu sur différents fronts et bénéficier de l’héritage de l’ancien et de la nouveauté.

 

Mais je ne vais pas non plus leur lancer la pierre, car j’ai aussi découvert qu’un label ne rapporte des touristes que s’il est apparenté aux vacances. Par exemple, certaines villes estampillées ville fleurie ne gagnent rien au change, contrairement à un label mettant en avant la richesse architecturale. Pareillement, si la commune a des réservations en hiver pour les vacances de neige, la labellisation saluant le patrimoine architectural est sans effet, puisque c’est un calicot d’été. Il ne faut donc pas se tromper de dossier, surtout qu’il y a un prix à tout cela !

 

Combien ça coûte ?

Savez-vous combien coûte un label ? En fait, il en existe 2 sortes : les labels publics et les privés. Les seconds étant plus chers que les premiers. Le label d’Etat est gratuit à acquérir, contrairement au privé, mais si j’ai bien compris, il existe ensuite une taxe à payer que dans le privé… Pour le privé, l’acquisition est facturée 800 € en moyenne, auquel prix se rajoute le plus souvent 50 centimes par habitant. La distinction acquise, la taxe, pardon, le terme n’est pas joli, il est question de redevance annuelle, est d’environ 3 € par habitant. C’est énorme dans le budget de certaines communes.

 

C’est aussi pourquoi des villages tentent de sortir de la labellisation, et de compter sur une renommée acquise, ce qui fonctionne parfois, car les communications sur internet restent assez longtemps, et le touriste a bien entendu accès à cette information bien après une rupture de contrat.

 

 

 

En France, le vacancier aime cette notion de label, elle lui permet de classifier un bien, une ville, une destination ou une location dans des clichés qui souvent sont pertinents. Par exemple, si je prends mon habitude en terme de vacances, j’affectionne les labels Logis de France, Relais du silence, ainsi que châteaux et demeures de collections. Et j’ai rarement été déçu en suivant ces clichés…