Le réchauffement climatique en Méditerranée attire de nouvelles espèces marines

 

Le réchauffement climatique en Méditerranée attire de nouvelles espèces marinesLe réchauffement climatique touche tous les écosystèmes de la planète, notamment ceux des mers et océans. Depuis ces 30 dernières années, la température de l'eau s'est réchauffée de 1 degré, et de 0,12 degrés les 3 années précédentes : ce phénomène climatique attire de nouvelles espèces aquatiques dans les eaux de la Méditerranée, au détriment de certaines espèces qui disparaissent peu à peu. Le visage du tourisme prend aussi une autre couleur, ce que je vous expose dans cet article.

 

Les espèces marines de la mer Méditerranée

Le bassin méditerranéen abrite plus de 550 espèces marines. Les différentes espèces de poissons viennent de l'océan Atlantique, et se sont implantées au fil des siècles en Méditerranée. Ces animaux représentent 50 % de la faune méditerranéenne, et 18 % sont des espèces cosmopolites, c'est à dire pouvant s'adapter à tous les types de climats. Depuis, certains poissons ont évolué pour devenir des espèces indigènes. Elles représentent également 18 % de la faune méditerranéenne.

 

En raison du réchauffement climatique, les espèces marines sont obligées d'évoluer et de s'adapter à ce nouveau climat, en migrant vers diverses zones de Méditerranée. Mais ce dérèglement de température attire également d'autres espèces de poissons, jusqu'alors jamais aperçues sur le littoral. Ce sont des espèces tropicales pour la plupart. Aujourd'hui, 925 animaux ont été recensés pour la première fois en Méditerranée, dont 216 espèces du mollusque, 127 poissons, 124 types de végétaux, et 106 espèces de crustacés. Cette nouvelle flore est arrivée du détroit de Gibraltar, en provenance de l'Atlantique, des Dardanelles et du Bosphore, ou alors se sont déplacées en suivant les courants jusqu'à nos mers.

 

Les résultats du réchauffement climatique

Les résultats du réchauffement climatique est détecté grâce à des mesures hydrologiques prises dans les eaux profondes de Méditerranée, vers les côtes de Villefranche sur Mer et de Marseille, qui ont révélé une augmentation de 1 degré sur les 30 dernières années. Les hivers plus doux, et les étés beaucoup plus chauds et secs à tendance caniculaire ont des répercutions sur la biodiversité. Un autre facteur climatique provoque des modifications de la répartition des espèces dans le bassin méditerranéen : l'absence de vent en été. En effet, alors que la fin de la période estivale est en général marquée par des vents forts comme le mistral, les étés 1999 et 2003 en ont été privés. Ces vents mélangent les eaux chaudes en surface, et les eaux plus froides en profondeur. Si ce brassage n'a pas lieu, les eaux superficielles restent à température élevée, ce qui provoque la mortalité de diverses espèces d'invertébrés vivant à la surface, et qui préfèrent les températures plus basses.

 

Le réchauffement des eaux de Méditerranée attire des poissons qui évolue habituellement dans des milieux chauds : les espèces tropicales. Celles-ci se dirigent vers le littoral, plus au Nord, en raison des températures de plus en plus chaudes. Ce sont majoritairement des barracudas et des dorades coryphènes. Les mérous, qui d'habitude migrent vers des eaux plus chaudes en hiver, restent dans le bassin méditerranéen et se reproduisent en masse. Cependant, les poissons d'eaux froides se retrouvent bloqués dans le Nord du littoral, et voient leur population diminuer.

 

Depuis les années 1880, les mers et océans ont augmenté de 12 cm, dont 5 cm en raison de la dilatation thermique, et 7 cm à cause de la fonte des glaces. Selon les chercheurs, cette augmentation devrait attendre les 20 cm pour les scénarios les moins catastrophiques, et 60 cm dans le pire des cas. Ce phénomène, couplé à celui du changement climatique, a engendré des eaux 3 fois plus profondes, chaudes et salées. Nous assistons donc, depuis quelques années, à la tropicalisation de la Méditerranée, et à la prolifération des poissons d'eau chaude, comme les balistes, les poissons écureuils et les sars, des espèces alors inconnues du bassin méditerranéen il y a 10 ans.

 

 

 

Face à ce renouveau de la faune, quelques activités de vacances vont se développer comme la plongée et la location de bateaux. La pêche est également différente, et les nouveaux poissons pris dans les filets peuvent apporter un appétit pour le tourisme culinaire différent aussi…