Se met-on encore au vert dans la grisaille des campagnes françaises ?

 

Se met-on encore au vert dans la grisaille des campagnes françaises ? Alors que les régions estivales réparent les dégâts des intempéries et que celles d’hiver se préparent à recevoir les vacanciers pour le ski dans les montagnes de France, je me demandais ce que pouvait bien faire les communes de campagne. Car si le tourisme rural est fort au printemps et en été, la grisaille de cette année 2014 dans les campagnes n’incitent pas beaucoup à louer pour se mettre au vert…

 

Un dynamisme sans parler de tourisme

Durant l’automne et une certaine partie de l’hiver, beaucoup de villages et de communes se meurent. En septembre et octobre, les vendanges puis une partie de la saison des légumes amènent un peu de vie sans pour autant parler de tourisme, mais un dynamisme est présent, avec parfois certains regroupements où l’on peut se parler dans les commerces de proximité. En dehors de cela, 6 mois pèsent sur la ruralité. Les politiques annoncent bien les prendre en compte, mais les communes de campagne ne voient rien venir, que ce soit des subventions ou des vacanciers.

 

Les petites villes de campagne ayant des hébergements saisonniers connaissent parfois des problèmes de vieillissement, ce qui pousse des commerçants à prendre leur retraite, mais il n’y a pas de repreneur (les banques refusent les crédits, etc.). Ce n’est de gaieté de cœur pour personne que les commerces ferment, surtout qu’à l’arrivée des vacances, s’il n’y pas assez de points d’intérêts autour des locations, les familles risquent de ne pas revenir l’année suivante. C’est donc un drame pour les campagnes françaises.

 

Une autre façon de se mettre au vert…

Mais décembre arrive, et ce souci devient silencieux, car noël va faire la une des actualités. D’ailleurs, les medias remplacent les allusions campagnardes par des reportages sur les sapins de Noël, car tout se joue maintenant pour les sapinières. Celui de l’Elysée a été coupé hier mardi 26 novembre, un sapin de 12 ans d’âge, une façon de ce mettre au vert sans doute. Certains de ces sapins orneront peut-être les villages de campagne, mais avec des ambitions réduites comparées à la Capitale, en raison des réductions des dotations de l’Etat.

 

Celles-ci sont d’autant problématique, que le manque de subventions est un obstacle à l’entretien ou à la réparation du patrimoine touristique, culturel et religieux des villes concernées. Beaucoup de communes de campagne doivent veiller à chaque dépense, car pour chacune d’elles il doit y avoir des recettes pour garder un équilibre. Dans un précédent billet de mon blog, j’évoquais la notion de label, hé bien les villages qui n’en ont pas sont encore plus touchés que les autres. Et en matière de tourisme, c’est une spirale d’une année sur l’autre.

 

 

 

Alors, que reste-il aux campagnes françaises cette année 2014 ? Hé bien, la truffe noire ! Les températures sont exceptionnelles comparées aux 30 dernières années - au niveau mondial, comparées aux 10 dernières années, 2014 est la plus chaude -, même si l’été a été passable. Les mois de mai, juillet et août ont été les pires, alors janvier, octobre et novembre sont les plus chauds sur les mêmes périodes. Du coup, les locaux sortent dans les champs et les forêts pour ramasser les truffes. La saison truffière est jusqu’à Pacques, il faut en profiter !