Un curieux personnage s'invite au Palais des Beaux Arts de Lille

 

Un curieux personnage s'invite au Palais des Beaux Arts de LilleA l'occasion de la 2ème édition de l'Open Muséum du Palais des Beaux Arts de Lille, un célèbre animal à plume s'immisce dans les œuvres les plus célèbres. Donald Duck, le canard emblématique des dessins animés de Walt Disney, parodie tableaux, peintures et sculptures à travers le collectif allemand InterDuck, qui propose depuis plus d'une trentaine d'années des œuvres décalées et parodiques pour célébrer l'histoire de l'art. Destinés aux enfants de 7 à 77 ans, cette exposition atypique, ressemblant à une immense pêche aux canards, est visible à Lille jusqu'au début des vacances d’été, soit le 7 juillet.

 

Donald Duck invité à l'Open Muséum

La seconde édition de l'Open Muséum du Palais des Beaux Arts lillois met en lumière le collectif berlinois InterDuck et Duckomenta, son exposition circulant dans toute l'Europe. L'événement, organisé par Bruno Girveau, le directeur du Palais, a pour objectif de changer la vision du public sur le musée classique, en proposant des œuvres originales et en donnant carte blanche aux artistes à l'univers décalé, comme des chefs cuisinier, des designers ou des musiciens. Le groupe de musique électronique Air était l'invité d'honneur de la première édition et avait investi les quatre étages du musée, en attirant pas moins de 75 000 visiteurs, soit une hausse de la fréquentation de 85%.

 

Cette année, parmi les œuvres classiques exposées au Palais des Beaux Arts, les visiteurs seront interpellés par une multitude de canards s’immisçant dans les tableaux de Monet, Picasso, Goya ou de Vinci. Pour la première fois en France, le collectif InterDuck présente son art atypique, où Donald Duck célèbre les plus grands artistes et remplace l'Homme de Vésuve, Napoléon, ou un célèbre pharaon égyptien dans des tableaux, des dessins et des sculptures qui ont marqué l'histoire de l'art depuis plusieurs siècles. Le collectif remplace Pierre Bergé, invité initial de la seconde édition, dans l'incapacité de présenter l'intégralité de sa collection.

 

Un collectif farfelu

C'est dans les années 1980, à l'Université des Beaux Arts de Brunswick en Allemagne, que les futurs artistes Rudiger Stanko, Volker Schonwart, Ommo Wille et Anke Dopner se rencontrent lors d'un cours du professeur Bauer. Ce passionné de l'univers de Walt Disney et grand collectionneur de produits dérivés donne l'idée aux 4 berlinois de se lancer dans un projet fantasque et pour le moins ambitieux : rendre hommage aux plus grandes œuvres en les parodiant, grâce à des personnages de dessins animés. Après avoir introduit Mickey Mouse, Donald devient leur mascotte. C'est alors que né l'exposition Duckomenta, en total décalage avec le classicisme inculqué lors de leurs études à l'école des Beaux Arts.

 

InterDuck n'utilise pourtant aucun logiciel de retouches pour la création de ses tableaux parodiques, préférant les techniques classiques de peinture et de sculpture, toujours dans le but de célébrer l'histoire de l'art et les artistes qui l'ont marquée. Les œuvres sont refaites entièrement, en introduisant le personnage de Donald dans diverses situations.

 

 

Je vous recommande chaudement cette exposition qui prendra fin le 7 juillet au Palais des Beaux Arts de Lille, et je regrette vraiment qu’elle ne se prolonge pas pendant les vacances, car de nombreuses familles auraient été au rendez-vous. Parfois, il ne faut pas grand-chose pour décider un touriste de choisir une destination plus qu’une autre, et cet évènement est de ces influences subtiles. Les organisateurs de l'Open Muséum attendent une augmentation de 35% des jeunes de moins de 26 ans, une tranche d'âge qui pourtant se rend de moins en moins souvent dans les musées.